Croque Vieux.

 

Paroleset musique: E. Martin's

 

Il était vert, ça va de soi, pour cogner les murs comme ça,
Lors tous ces chèrs vieux grabataires, il ne se les ratait pas.
Dans sa colère, l'temps n°était pas pour rien dans l'affaire, tu vois
Un peu l'enfer, ni même le pére Georges n'a pu faire le poids.

 

Se régalant par surcroit, d'anciens P.D.G. bourgeois,
Il raffolait pourtant, d'usinars vétérants.
Pourchasser jour et nuit le fourbe aux cheveux gris,
C'tait ben plus attrayant que la pluie ou l°beau temps.

 

Ses cris de guerre, mino déjà, c'était, entre deux crachats,
A bas les glaires quinquagénaires, sus à l'ancètre et, sa joie
Etait de faire craquer ceux-la, en comptant fort sur ses doigts,
Les quelques bières, plut^ôt légères, les séparant du trépas.

 

Il poursuivit son combat, sa campagne anti-papa,
Sur tous les fronts, croquant les ridés, les sans dents,
Loin de s'imaginer, lui même en plus âgé,
Il tombât des nues en face de ses cheveux blancs.

 

La vie amère, nous l'engouffra sur l'autoroute à deux voies,
Si bien, peuchère, qu'il endossa l'habit de grand père, c°est là
Qu'au cimetière, il s'empressa de foncer faire sa B.A.
Sa vieille chaire, il mit aux vers, c'était son histoire, ô..voilà.

 

 

 

Jeudi 26 Janvier 1995